regulation-dora.eu ENDEFRITES

Qu'est-ce que DORA ? Le règlement (UE) 2022/2554 expliqué

DORA est le règlement européen sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier. Voici son champ d'application, ses cinq piliers, ses échéances et son régime de surveillance.

DORA : définition et objectif

DORA, pour Digital Operational Resilience Act, est le règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022. Il établit un cadre unique et harmonisé pour la résilience opérationnelle numérique du secteur financier de l'Union européenne.

Son objectif : garantir que toutes les entités financières puissent résister, réagir et se rétablir face aux perturbations et menaces liées aux technologies de l'information et de la communication (TIC). DORA met fin à la fragmentation des règles nationales en imposant des exigences communes à l'échelle de l'UE.

Champ d'application (article 2)

L'article 2 de DORA définit un champ d'application particulièrement large. Sont notamment visés :

Un principe de proportionnalité s'applique : les microentreprises bénéficient d'un régime allégé. Pour vérifier vos obligations précises, consultez les normes techniques RTS et ITS.

Les cinq piliers de DORA

DORA structure ses exigences autour de cinq piliers :

Dates clés et calendrier

Le calendrier de DORA s'articule autour de plusieurs jalons :

Surveillance et autorités compétentes

L'application de DORA est assurée par les autorités compétentes nationales (par exemple l'ACPR et l'AMF en France) et par les autorités européennes de surveillance (AES) : l'ABE (EBA), l'AEMF (ESMA) et l'AEAPP (EIOPA).

Une innovation majeure est le cadre de surveillance des prestataires tiers critiques de TIC (PSTIC). Les prestataires désignés comme critiques sont placés sous la supervision directe d'un superviseur principal au niveau européen, qui peut formuler des recommandations contraignantes.

Sanctions et conséquences du non-respect

Le non-respect de DORA expose les entités financières à des sanctions administratives et mesures correctives définies par les autorités compétentes nationales, conformément à l'article 50. Ces sanctions peuvent inclure des amendes, des injonctions de cesser un comportement et la publication des décisions.

Pour les prestataires tiers critiques de TIC, l'article 35 prévoit des astreintes pouvant atteindre 1 % du chiffre d'affaires journalier mondial moyen, applicables quotidiennement pendant une période maximale de six mois. Au-delà du risque financier, le non-respect expose à un risque réputationnel et opérationnel majeur.

Constituer votre registre d'information →

Questions fréquentes

Que signifie l'acronyme DORA ?

DORA signifie Digital Operational Resilience Act, soit en français la « loi sur la résilience opérationnelle numérique ». Il s'agit du règlement (UE) 2022/2554, directement applicable dans tous les États membres de l'Union européenne.

Depuis quand DORA est-il applicable ?

DORA est entré en vigueur le 16 janvier 2023 et s'applique depuis le 17 janvier 2025. Les entités financières concernées devaient être en conformité à cette dernière date.

Quelle différence entre DORA et la directive NIS2 ?

DORA est une lex specialis pour le secteur financier : il prime sur NIS2 pour les obligations qu'il couvre. NIS2 vise un périmètre sectoriel plus large, tandis que DORA cible spécifiquement la résilience numérique des entités financières de l'UE.

Les microentreprises sont-elles soumises à DORA ?

Oui, mais DORA applique un principe de proportionnalité. Les microentreprises bénéficient d'un cadre simplifié de gestion du risque lié aux TIC et ne sont pas soumises à certaines obligations, notamment les tests de pénétration fondés sur la menace (TLPT).

Qui supervise l'application de DORA ?

Les autorités compétentes nationales (comme l'ACPR et l'AMF en France) supervisent les entités financières. Les autorités européennes de surveillance (EBA, ESMA, EIOPA) coordonnent le cadre et supervisent directement les prestataires tiers critiques de TIC (PSTIC).

Quelles sanctions en cas de non-conformité à DORA ?

Les autorités compétentes peuvent infliger des sanctions administratives et des mesures correctives. Pour les prestataires tiers critiques de TIC, des astreintes pouvant atteindre 1 % du chiffre d'affaires journalier mondial moyen sont prévues.

Cette page est une aide professionnelle, pas un conseil juridique. · Version anglaise